
En Jurue La maison où aurait séjourné Rabelais vers 1547, elle fut rasée en 1955. | On se plait à dire que l’on aurait adoré Jupiter où, non loin de là, un temple fut érigé en son honneur, sur les hauteurs de la colline Sainte Croix. Jurue, soit une contraction de Jupiter rue.
Mais Jurue résulte de Juifs rue. Juifrue est déjà constaté au XVIe siècle et rue des juifs en 1793. On trouve à proximité des vestiges de la plus ancienne synagogue de Metz, rue d’Enfer, ainsi qu’une importante communauté juive qui s’installe dans le quartier.
Au bas de cette rue reste les vestiges de l’ancienne maison où aurait séjourné Rabelais. François Rabelais, né à Chinon en 1483, y demeura de 1545 à 1547, envoyé à Metz pour, dit on, en tant que agent du roi Henri II y préparer l'annexion française de 1552.
Il aurait esquissé dans cette maison son Quart Livre de Pantagruel dans lequel il fait allusion au Graouilly, terrassé par le premier évêque de Metz, Saint Clément.
Rasée en 1955, la maison a laissé place à la terrasse du café Mathis.
Au fond du jardin on y trouve un ancien hôtel particulier gothique du XIIe siècle, l’ordre de Malte récupère la propriété en 1565 et y aménage la chapelle Saint-Genest. |
Carte postale ancienne début 1900 / Photo mars 2011 [ La photo a été prise ici ] |