| Les remparts du XIIIe siècle formaient une enceinte de 7 km, comprenant 38 tours et 18 portes, détruite en grande partie début 1900 lorsque les Prussiens décident de faire de Metz une ville nouvelle. Commence alors des travaux d'agrandissement, remblais des fossés, destruction des portes et remparts, pour laisser place aux nouvelles constructions, comme celles par exemple de l’avenue Foch. |
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 |  | Sur ces trois clichés difficile d'imaginer qu’il s’agit ici de la future avenue Foch. Prenez la tour Camoufle comme repère pour vous orienter. (Sur le cliché de gauche la photo est prise depuis le haut de la Porte Serpenoise). La tour Camoufle, construite vers 1437, est un vestige de l'enceinte médiévale. Elle porte le surnom de Jacob de Castel, "Camoufle", un artilleur réputé du XVe siècle. | | |
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| Sur cette vue ancienne le bâtiment en construction est l’Hôtel Royal. On distingue encore la Porte Saint-Thiébault avant sa destruction, Porte Saint-Thiébault que la ville aurait voulu à l’époque garder en souvenir de l’enceinte créée par Cormontaigne.
(Au numéro 38 de l’avenue Foch, levez les yeux, une petite sculpture vous rappellera son emplacement). |
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 | A la fois porte et pont fortifiés, la Porte des Allemands est un édifice de fortification médiéval. Témoin de l'architecture militaire du XVe siècle, la Porte des Allemands est le seul château défensif de Metz qui n'a pas été détruit.
Le nom de La Porte des Allemands a pour origine les chevaliers teutoniques ou frères hospitaliers de Notre Dame des Allemands qui fondèrent un hôpital dans la rue en face.
Sa construction débute vers 1230 avec l’édification d’une première porte orientée vers le centre-ville et formée de deux tours, de remparts de part et d’autre et d’un pont enjambant la Seille. Deux nouvelles tours, plus imposantes, sont élevées vers 1445 pour défendre l’autre extrémité du pont. En 1674, Vauban rajouta côté campagne une porte plus petite qui n’existe plus de nos jours.
L’ancien pont fut détruit en 1944 et reconstruit un peu plus loin à sa place actuelle.
En 1900 c’est la ville de Metz qui est devenue propriétaire de la porte des Allemands. La ville y installa un musée et on pouvait y voir la guillotine. |
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| La Porte Serpenoise, à l'époque romaine, ouvrait sur la route menant à Scarpone et se trouvait plus à gauche en entrant dans Metz. Elle fut détruite en 1561. Reconstruite en 1852, précédée d’une double entrée (cette partie fut détruite en 1892), la nouvelle porte se présentait comme un tunnel d'une trentaine de mètres traversant le talus du rempart de part et d’autre et avait la forme d’un arc de cercle pour éviter les tirs de canon dans la ville. Lors de la destruction des remparts en 1902, la porte a été remaniée pour devenir un arc triomphal. Les quatre guérites furent récupérées sur les remparts démolis. | Des inscriptions relatent quatre évènements importants vécus par la Porte Serpenoise:
- En 1473, les soldats du duc de Lorraine tentèrent d’entrer dans Metz par cette porte. Le boulanger Harelle les surprit et alerta la population en sonnant la Mutte.
- En novembre 1552, Charles Quint assiégeait la ville. Il essaya, en vain, de s'emparer de cette porte défendue par le duc de Guise.
- Le 31 octobre 1870, les Allemands entrèrent dans Metz par cette porte après la capitulation de Napoléon III à Sedan.
- Le 19 novembre 1918, dans Metz délivrée, les troupes françaises pénétrèrent par cette porte. Cliché de droite, on remarque ici le talus et le tunnel à son origine. Ci-dessous, les travaux de démolition de la Porte Serpenoise. |  |
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